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La direction de Coheris chahutée par son actionnaire indien
Vendredi 13 Juin 2008
Ayant pris une participation de 15% dans le capital de Coheris en juillet 2006, la société indienne Jindal a demandé l'inscription à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale de Coheris qui se tiendra le 25 juin 2008 d'un projet de résolution visant la révocation de deux administrateurs, dont Fabrice Roux, Président du Conseil d'Administration. Le groupe indien présent essentiellement dans des secteurs industriels demande également la nomination de deux nouveaux administrateurs représentant les intérêts du groupe Jindal. L'actionnaire motive sa demande par « des performances de l'entreprise en deçà de ses attentes », tant en terme de rentabilité que d'évolution du cours de l'action. La direction de l'éditeur français indique que « Le Comité Exécutif de Coheris tient à rappeler que les deux administrateurs proposés par Jindal avaient déjà été en fonction quelques mois entre novembre 2006 et le début de l'exercice 2007 date à laquelle ils ont tous les deux démissionné ; l'un des deux administrateurs n'ayant même jamais assisté à une seule réunion du conseil d'administration ». Et insiste en soulignant que « ces personnes ainsi que le groupe Jindal n'ont aucune expérience dans le domaine de l'informatique et de l'édition de logiciels ». Lors de la prise de participation en 2006, Coheris soulignait pourtant que « Cette prise de participation s'inscrit dans la volonté du groupe B.C. Jindal d'accélérer sa diversification dans les nouvelles technologies de l'information, diversification amorcée au préalable en Inde. »
Se défendant de l'accusation de contre-performance, Coheris indique que sa marge opérationnelle s'est établie à 8,5% du chiffre d'affaires en 2007, en progression d'un point, soit un résultat opérationnel courant à 2,75 M€ en progression de 13% par rapport à l'exercice précédent pour un chiffre d'affaires qui n'a progressé que de 4% à 32,54 M€, compte tenu de la baisse des activité services consécutif au repositionnement de l'entreprise comme éditeur de logiciels.
Coheris souligne également que « ce résultat s'est révélé très supérieur aux attentes des analystes financiers qui attendaient un Résultat Opérationnel Courant de 6% » et ajoute que « la baisse importante du cours de bourse observée en 2007 s'est révélée indépendante des performances de l'entreprise et fortement corrélée aux incertitudes et aux risques qui pèsent sur les marchés financiers depuis juin 2007 qui ont affectés l'ensemble des Small Caps et plus particulièrement celles du secteur de l'informatique ». P-Dg depuis fin 2006, Fabrice Roux bénéficie du soutien de la totalité des membres du Comité Exécutif de Coheris, de la majorité des membres du Conseil d'Administration de Coheris et du Comité d'Entreprise. Afin d'affirmer sa confiance, la direction de l'éditeur projette de créer un holding Coheris « en partenariat avec différents investisseurs institutionnels dont un investisseur français de premier plan permettant leur entrée au capital de la société ». En découlerait alors une OPA sur les titres non détenus par la holding. En faisant entrer à son capital des actionnaires institutionnels, Coheris s'affranchirait, à court terme en tout cas, des pressions des marchés financiers. Cela permettrait en outre un renforcement des dirigeants au capital et un réinvestissement de certains d'entre eux. L'objectif est de constituer « un pacte d'actionnaires qui permettra de fidéliser les dirigeants et de solidifier les relations existant entre dirigeants et investisseurs », en vue d'une « poursuite de la croissance et de l'amélioration des ratios d'exploitation dans un contexte stabilisé et pérenne ». Le contact n'est semble-t-il pas passé avec l'actionnaire indien auquel Jean-Pierre Créput, co -fondateur et ancien dirigeant de Coheris, avait cédé 15% du capital...
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