Jeudi 17 Mai 2012

Bilan des comportements de paiement des entreprises en Europe : la France bonne élève

Mardi 9 Février 2010

En 2009, au niveau européen, les retards de paiements des entreprises se sont stabilisés à 14,8 jours. Un niveau élevé proche de celui de 2003 (15,2 jours) et très au-dessus des moyennes de 2006 et 2007 (12,6 jours). Altares note toutefois que des signes de détente sont apparus en fin d'année dernière et que la situation devrait donc s'améliorer cette année.

 

En France, les chiffres restent inchangés depuis le printemps 2008 et les retards de paiements se limitent à 11,8 jours. C'est l'un des meilleurs scores européens. Et si 32,6 % des entreprises françaises (contre 38,9 % en Europe) règlent leurs fournisseurs sans le moindre retard, 5,6 %, en revanche, reportent leurs règlements de plus de 30 jours. Ce taux est parmi les plus bas en Europe, seuls les Pays-Bas font légèrement mieux (5,2 %).

 

Les retards de paiement sont plus fréquents dans l'immobilier et le bâtiment. Dans ces deux secteurs, au niveau européen, les entreprises règlent leurs fournisseurs avec 20,7 jours et 15 jours de retard en moyenne. Mais la France se distingue une fois de plus avec des reports de règlement inférieurs à 10 jours, délai le plus court en Europe. Les paiements restent également sous pression dans l'industrie (14 jours), dans le Commerce (entre 14,5 et 16 jours selon l'activité) et dans les services (14,2 jours). L'Administration, elle, a corrigé le tir avec des retards de paiement limités à 12,3 jours.

 

Altares constate toutefois que les entreprises retardant leurs règlements fournisseurs de plus de 30 jours présentent une probabilité de défaillance multipliée par six. « La rapide dégradation de cet indicateur en 2008 anticipait la forte hausse des défaillances d’entreprises constatée en Europe en 2009 » explique Thierry Millon, responsable des analyses Altarès. « Dans des périodes de raréfaction des ressources, qu’elles soient d’ordre commercial ou financier, les entreprises s’organisent et mettent en place, instinctivement ou contraintes, des outils de pilotage de leur activité, à la fois pour mesurer précisément les points de risque mais aussi identifier les meilleures opportunités. Cette phase a été particulièrement importante en 2009. Pourtant, à la lumière des signaux de reprise qui se font aujourd’hui plus nombreux, certaines entreprises pourraient souhaiter repartir très vite au risque de relever leur vigilance sur la gestion de leur poste client et notamment la connaissance et surveillance de celui-ci. Les deux objectifs de chaque organisation doivent pourtant être menés de front : vendre ET être payé. »

 

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