Thèmes
- PC/Poste de travail
- Composants, Assemblage
- Serveurs
- Réseaux et télécoms
- Nomadisme et mobilité
- ERP, GRC
- Gestion, Finances, Compta, RH
- Infrastructure, Sécurité, Stockage
- Bureautique et Périphériques
- Services, Maintenance, Hébergement
- Développement, Intégration de logiciels
- Internet
- Multiples thèmes
- Produits Grand Public
- Gestion de la production
- Évènement
- Offres d'emploi
- Banc d'essai
- Etudes et Marché
- Itrtv
- Tribunes
|
|
Une étude Markess International Une entreprise sur trois devrait recourir au cloud computing en 2012
Mercredi 5 Mai 2010
Alors qu’à fin 2009, 12% des entreprises privées et organisations publiques avaient recours à au moins une type de service de cloud computing, elles devraient être le double d’ici fin 2010 pour représenter quasiment une organisation sur quatre et, d’ici fin 2012, presque une sur trois. C’est ce qu’indique l’étude réalisée par le cabinet Markess International intitulée « Cloud Computing & SaaS : Attentes et Perspectives » à l’occasion Salon Solutions Cloud Computing qui se tient à Paris les 5 et 6 mai.
En 2008, les domaines concernés par le SaaS étaient avant tout les applications de collaboration d’entreprise (messagerie, agenda partagé, gestion de projet, conférence web…), ressources humaines (gestion des recrutements, des talents, de la paie…), finance et comptabilité (gestion de trésorerie, de notes de frais, de facturation…), et achats (gestion d’appels d’offres, d’e-sourcing, d’e-procurement…).
Entre 2008 et 2010, la demande des entreprises s’est portée de façon plus marquée sur les applications suivantes : gestion de la relation client, application sociale, informatique (sécurité, sauvegarde, pilotage, supervision, tests…), communication vocale et bureautique. D’ici 2012, la demande devrait se confirmer davantage pour les applications transversales d’entreprise.

Evolution des usages SaaS en France
Une autre tendance de fond se dessine en parallèle : celle de la percée du cloud computing dans le domaine des infrastructures (IaaS). Alors que, fin 2009, moins de 8% des organisations françaises avaient recours à des services de type IaaS, cette proportion devrait plus que doubler d’ici fin 2010. Les domaines adressés en priorité sont les infrastructures serveurs, de stockage et de sauvegarde.
D’ici 2012, la demande devrait aussi porter sur les infrastructures sous-tendant l’archivage de contenus ainsi que sur les réseaux. Contrairement au SaaS, le modèle privilégié pour l’IaaS par les entreprises serait avant tout privé, que le « cloud » soit hébergé dans le data center de l’entreprise ou celui d’un prestataire.

En revanche, la demande d’ici 2012 semble plus hétérogène pour recourir au PaaS (Platform as a Service). Les organisations les plus ouvertes comptent opter pour ce modèle afin de développer et déployer des applications programmées avec des langages tiers tout en conservant la maîtrise de leur développement, des applications intégrant des briques applicatives (interfaces de programmation par exemple ou API pour Application Programming Interface), ou encore afin de tester des développements applicatifs avant leur mise en production.
Des retours d’expérience concrets
Les organisations interrogées par Markess International en 2008 avaient déjà mis en avant de multiples motivations les ayant conduites à souscrire à des solutions en mode SaaS notamment. En 2010, fortes d’une plus grande maturité dans leurs usages, elles sont en mesure de partager des retours d’expérience concrets ainsi que de nouveaux projets de mises en œuvre de cloud computing comme ceux portant sur leurs infrastructures (IaaS).
Même si les premiers bénéfices avancés restent toujours aussi prégnants (temps d’implémentation réduit, rapidité de mise en œuvre, accélération des déploiements, facilité d’accès…), les organisations sont plus précises dans leur quantification et ajoutent de nouveaux éléments associés à :
- La réduction et la maîtrise des coûts de maintenance, d’exploitation…, le passage à un budget de fonctionnement en souscrivant à un service sous forme d’abonnement et en n’ayant pas ainsi à investir dans du matériel (serveurs) et des licences logicielles. C’est par exemple, un gain de 60 euros par an par collaborateur pour cette entreprise de services de moins de 50 employés grâce au recours à une application collaborative bureautique en mode SaaS (contre l’acquisition de licences coûtant 600 euros par poste sur 2 ans).
C’est aussi une linéarisation du budget de fonctionnement de cette administration de plus de 2 000 agents grâce au recours au SaaS pour son application de gestion financière (abonnement de 7 000 euros annuels contre un budget qui aurait représenté un investissement de 20 000 euros en achat de serveurs, sans compter les coûts internes de maintenance associée qu’il aurait fallu ajouter) ;
- L’efficacité et à la performance : le cloud computing permet d’automatiser l’approvisionnement (en ressources serveurs, capacités de stockage…), de standardiser certains processus… Une entreprise d’utilité publique de plus de 10 000 employés avance avoir gagné 3 ans avec une application RH en mode SaaS dans la rationalisation, l’automatisation, la synchronisation et le déploiement de ses processus RH au niveau monde ;
- La flexibilité, la réactivité et l’agilité en ajustant les ressources aux besoins du moment, les rendant rapidement disponibles grâce à un catalogue de services, facilitant les mises à jour… : cette grande entreprise de transport public indique ainsi avoir effectué des tests fonctionnels beaucoup plus rapidement tout en évitant l’achat de serveurs complémentaires.
De nombreux acteurs convoitent ce marché
Au-delà des bénéfices qui peuvent être mis en avant, les acteurs du marché doivent aussi démontrer leurs capacités à répondre à de nouveaux enjeux parmi lesquels :
- L’internationalisation des offres le plus souvent liée aussi à leur taille et à leur couverture géographique, ainsi qu’à la capacité et la localisation de leurs data centers ;
- L’expertise et la connaissance du sujet : compétences et savoir-faire, maturité et antériorité dans le cloud computing, capitalisation des processus de meilleures pratiques… ;
- La relation client : souplesse, adaptabilité, réactivité, agilité, adéquation aux besoins des clients ;
- La profondeur et le dimensionnement des offres : fonctionnalités proposées, approche métier et/ou sectorielle, créativité et originalité, vision technologique ;
- Le niveau d’engagement qu’il s’agisse de la facturation, des garanties de disponibilité et de performance, de la qualité de service.
En France, le marché des services de cloud computing voit intervenir de nombreux acteurs, les organisations interrogées en ayant cité plus de cent différents ! Ces acteurs viennent d’horizons variés : éditeurs proposant leurs solutions en mode SaaS, « pure players » SaaS, disposant ou non de leurs propres infrastructures, opérateurs de datacenters, hébergeurs, opérateurs de télécommunications, SSII ayant une activité d'infogérance, constructeurs... Le graphique ci-dessous délivre un positionnement de quelques-uns d’entre eux (liste non exhaustive) montrant le niveau d’internationalisation de leur offre et l’orientation de celle-ci (des infrastructures aux applications).

____________
(1) MARKESS International définit le cloud computing comme l’accès via le réseau et à la demande à des ressources informatiques (infrastructures IT, réseaux… de type IaaS, pour Infrastructure as a Service), des environnements de développement (PaaS, pour Platform as a Services) et/ou des applications (SaaS, pour Software as a Service). Le cloud computing se distingue par les composantes clés suivantes : ressources virtualisées, catalogue de services, automatisation de l’approvisionnement, simplification & standardisation, ajustement des ressources aux besoins, OPEX vs CAPEX. Le « National Institute of Standards and Technology » (NIST - www.nist.gov) en a donné une définition succincte qui reprend ces principes de base.
Les 10 derniers articles
|
Services
Communiqués de presse
|
|
|