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Roland-Garros, Coupe du monde de football, J.O… L’IT indispensable partenaire du sport
Lundi 31 Mai 2010
Multinationale deux semaines par an, PME le reste de l’année, tel est le statut de la structure qui gère le tournoi Roland-Garros. Un défi sur le plan informatique qui ne pourrait être relevé que grâce à un partenariat avec un fournisseur informatique capable d’absorber la charge. IBM a relevé le pari il y a 25 ans. Toujours dans le domaine sportif, même si c’est dans un autre registre, les banques JPMorgan et UBS, pour démontrer le niveau de performance de leurs modèles statistiques, ont publié leurs prévisions des résultats de la prochaine coupe du Monde. La première parie sur l’Angleterre, la seconde sur le Brésil.
Il n’est plus aujourd’hui d’organisation sportive majeure (Tour de France, J.O., Grand Chelem, Coupes du Monde…) qui n’ait besoin de systèmes informatiques en masse pour gérer et médiatiser les événements. Par définition, ces événements ont des durées de vie relativement courtes qui ne pourraient justifier des ressources propres. D’où la recherche de sponsors qui, d’ailleurs, ne semblent pas faire prier pour en être dans l’attente de retombées directe en terme d’image et indirecte en terme de business.
Dans ce domaine, la durée peut-être payante. C’est en tout cas ce qu’explique Alain Bénichou, Pdg d’IBM France, partenaire de la FFT pour Roland-Garros depuis 25 ans. « Il faut se rappeler que ce tournoi est appelé « French Open » à l’étranger, poursuit-il,et constitue à ce titre une formidable vitrine ». Sans révéler le montant financier de l’accord, IBM, qui fait une analyse précise des retombées, explique que cette coopération est bénéfice. D’un prêt d’une trentaine de PC en 1985 à la mise en place d’une véritable data center l’année dernière, capable de gérer la manifestation incluant la billetterie et de supporter les 48 millions de visites sur le site Web de l’événement en 2009, près de mille fois plus qu’au lancement du site en 1996, l’apport d’IBM a considérablement évolué. Avec différentes applications pour la gestion du tournoi, pour les joueurs, les spectateurs et les internautes.
Cette année, évolutions technologies obligent, l’accent sera mis sur un renforcement d’une application de types réseaux locaux et sur la mobilité. Sur le premier point, IBM jour le rôle d’intégrateur permettant à l’internaute de commenter un article sur les sites de réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Il pourra ainsi voir son commentaire posté sur un article du site officiel du tournoi ou le faire apparaître sur son mûr Facebook.
En visitant m.roland.garros.com, les aficionados ont accès au tournoi et de visualiser les mises à jour en temps réel des résultats de tous les matches joués, le planning des matchs de la journée, des biographies des joueurs, des photos… Est également disponible une application iPhone Roland-Garros permettant de visualiser des vidéos en mode streaming en direct. Cette application a été développée par Orange et IBM fournit les flux et les données nécessaires pour l’alimenter.
Parmi les diverses applications qui ont marqué l’apport d’IBM, on peut noter le DVD « IBM Match Analysis » en 2007 lancé sur Roland-Garros et désormais diffusé à l’ensemble des tournois du grand chelem. « Cette application est très apprécié des joueurs, explique Fabrice Santoro, grand consommateur de statistiques et d’analyse de matches. Avec ce DVD, les joueurs peuvent revoir et analyser chacun de leurs gestes grâce à la vidéo indexée aux statistiques du match. Le DVD est une sorte de juge de paix entre le joueur et entraîneur qu peuvent ainsi discuter sur des faits réels et non sur des impressions. Une situation que l’on pourrait facilement transposer à l’entreprise. « 64 % des décisions sont basés sur des fausses informations, rappelle Alain Bénichou. « A haut niveau, la victoire d’un match, explique Fabrice Santoro, se joue au niveau des détails d’où l’importance de disposer de ce type d’information ». Une problématique qui n’est pas, non plus, étrangère au monde de l’entreprise.
Choisi comme partenaire d’IBM, Fabrice Santoro est un très bon exemple de l’importance de l’analyse des matches pour « faire la différence ». « Je suis sans doute le joueur ayant battu le plus grand nombre de joueurs plus forts que lui », explique-t-il.
Le Brésil ou l’Angleterre ?
Dans un autre registre, les banques JPMorgan et UBS ont voulu faire la preuve de la puissance de leurs modèles statistiques. Les deux banques les ont appliqués sur la prochaine Coupe de Monde de football. Les modèles mathématiques qu’ils ont utilisés utilisent évidemment tous les résultats et l’historique ainsi que le classement Elo qui tient son nom de la personne qui l’a mis au point (1).
Selon JPMorgan, l’Angleterre devrait renouer avec la victoire 44 ans après la coupe du Monde de 1966 en Angleterre et battre l’équipe d’Espagne, les Pays-Bas devant finir à la troisième place en gagnant la petite finale. Alors que la JPMorgan reconnaît que l’équipe du Brésil est la meilleure du monde – n’a-t-elle pas 5 victoires à son actif - , ses modèles prédisent que les Auriverdes tomberont avant la finale. Pour leur part, les modèles mathématiques de la banque suisse UBS prédit que c’est la Seleção qui a le plus de chance de gagner devant la Mannschaftet la Squadra Azzura.
Ces différences de prévisions peuvent-elle avoir un impact sur l’image des entreprises ? On peut en douter, mais elles ont pour intérêt d’attirer l’attention à l’occasion d’un des trois plus grands événements sportifs de la planète. Quoi qu’il en soit, les deux banques ont-elles utilisé les mêmes modèles pour prévoir la crise financière ?
__________
Le classement Elo
The ratings are based on the following formulas:
Rn = Ro + K × (W - We)Rn is the new rating, Ro is the old (pre-match) rating.
K is the weight constant for the tournament played:
-
60 for World Cup finals;
-
50 for continental championship finals and major intercontinental tournaments;
-
40 for World Cup and continental qualifiers and major tournaments;
-
30 for all other tournaments;
-
20 for friendly matches.
K is then adjusted for the goal difference in the game. It is increased by half if a game is won by two goals, by 3/4 if a game is won by three goals, and by 3/4 + (N-3)/8 if the game is won by four or more goals, where N is the goal difference.
W is the result of the game (1 for a win, 0.5 for a draw, and 0 for a loss).
We is the expected result (win expectancy), either from the chart or the following formula:
We = 1 / (10(-dr/400) + 1)
dr equals the difference in ratings plus 100 points for a team playing at home.
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