Les règlements de comptes se poursuivent chez Atos Origin
Vendredi 23 Mai 2008
L'assemblée générale du jeudi 23 mai a tenu toutes ses promesses en termes de confrontations entre la direction et les fonds actionnaires Pardus et Centaurus, au point de devoir ajourner l'AG. Pas sur en revanche que clients et collaborateurs s'y retrouvent. Les salariés actionnaires notamment, qui ont été surpris par le revirement du président du conseil de surveillance du FCP des employés, Gérard Guerguerian, qui contrairement au mandat de vote qui lui avait été confié en faveur des propositions de la direction, s'est rangé aux côtés des fonds pour demander la nomination de leurs représentants au conseil de surveillance et la révocation du président du conseil de surveillance Didier Cherpitel.
Par ailleurs le directeur juridique de la SSII, Gérard Guerguerian, a également défendu Bernard Bourigeaud, proposé par les fonds comme nouveau membre du conseil de surveillance mais accusé par ses détracteurs d'être parti dans des conditions financières très confortables alors même que la situation de la société n'était guère florissante. Atos explique que « avant que l'assemblée générale n'ait juridiquement débuté, la feuille de présence n'ayant pas été certifiée par les membres du bureau, le quorum définitif n'ayant pas été proclamé et les résolutions n'ayant pas encore été mises aux voix, le Président du Conseil de Surveillance du FCPE "Atos Origin Stock Plan", représentant 2.015.150 actions, soit 3% du capital, détenues par les salariés du Groupe, a annoncé à l'ensemble des actionnaires qu'il exercerait ces droits de vote contrairement aux instructions de vote qui lui avaient été données à l'unanimité par le Conseil de Surveillance du FCPE ». Cette contradiction a été constatée en séance par l'ensemble des membres du bureau de l'assemblée, dont les deux premiers actionnaires d'Atos Origin, Centaurus Capital et Pardus Capital Management, au vu, notamment, d'un extrait signé du procès-verbal de la réunion du Conseil de Surveillance du FCPE sur lequel ces instructions étaient indiquées. « Cette situation était de nature à priver les salariés actionnaires de leur droit d'expression en assemblée. Elle était en outre susceptible d'ouvrir des contestations judiciaires sur la validité des décisions de l'assemblée, ce qui aurait porté une atteinte grave et irrémédiable à l'intérêt des actionnaires, de la société, de ses clients et de ses collaborateurs. En conséquence, le Directoire a décidé à l'unanimité, avec l'accord du Président de l'assemblée, chargé de l'ordre de l'assemblée, d'ajourner l'assemblée afin que le sens du vote des actions du FCPE puisse s'exprimer dans des conditions de parfaite régularité et que la démocratie actionnariale soit parfaitement respectée. »
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