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Maxdata et Belinea trouvent chaussures à leurs pieds
Mercredi 08 Octobre 2008
Le constructeur et la marque bien connue de moniteurs ont finalement trouvé repreneurs. Depuis le 25 juin dernier, date de l'annonce de la mise en redressement judiciaire, les péripéties ont été multiples. Elles se concluent par le rachat, annoncé voici quelques jours, de Maxdata et de Belinea respectivement par Quanmax (filiale du groupe taïwanais Quanta) et l'allemand Brunex. Créé en 1987, le groupe d'origine allemande comptait parmi les dix principaux fabricants de matériel informatique d'Europe. Disposant d'un centre de production performant, installé à Aix-la-Chapelle, Maxdata s'appuyait sur ses huit filiales (Espagne, Italie, Benelux, Suisse, Autriche, Angleterre, Pologne et France) et ses 1 000 employés pour diffuser des ordinateurs, des serveurs et des moniteurs (sous la marque Belinea). Depuis son lancement, en 1990, la marque Belinea s'est de son côté étoffée pour compter, à côté de la gamme de moniteurs « Classic », trois nouvelles lignes de produits (o.line, b.line et s.line) incluant des moniteurs TFT, des ordinateurs portables ainsi que des PCs pour la maison et pour le jeu. Quanta s'offre finalement une tranche de Maxdata Que devient Maxdata Groupe ? Le 25 juin dernier, la maison-mère annonçait sa mise en redressement judiciaire. Cette décision a affecté immédiatement l'ensemble des filiales. Le rachat effectif n'est intervenu que fin septembre. La marque Maxdata est reprise par la société Quanmax Inc. qui en fera sa marque professionnelle aux côtés de Chiligreen et Gericom. Quanmax étant la filiale du groupe taïwanais Quanta qui n'est autre que le deuxième constructeur mondial de serveurs, la marque Maxdata va ainsi perdurer. En plus des produits professionnels habituels, elle va pouvoir proposer à ses partenaires les innovations techniques du constructeur Quanta, pour les solutions serveurs, les PC et les portables. La marque Belinea (moniteurs et portables) est quant à elle rachetée par l'assembleur allemand Brunen IT GmbH qui réalise 90% de son activité via le site de vente en ligne www.one.de. Brunen IT devrait mettre en place une structure dédiée, chargée exclusivement de la vente en indirecte. Aucun repreneur ne s'étant manifesté, le centre de production d'Aix-la-Chapelle sera fermé. Si l'avenir de la partie Service semble fixé pour l'Allemagne il reste encore en suspension pour l'ensemble des filiales. Enfin, la filiale française traverse une période difficile. Une procédure de licenciement collectif est mise en place. Elle débouchera sur la fermeture de la structure telle qu'elle est connue aujourd'hui. La restructuration engagée concerne les 28 employés de Maxdata France et devrait permettre aux acheteurs de continuer au mieux l'activité auprès des clients, sans avoir à se soucier du passif de Maxdata. A France n'est pas la seule à connaître cette issue. Les coûts de fonctionnement actuels des filiales européennes ont été jugés trop importants par les repreneurs potentiels. Toutes les filiales du groupe ferment donc, à l'exception de la Suisse. Le nombre de salariés devrait être divisé par 10 après le rachat des marques. Seulement 180 salariés sont susceptibles de conserver leur emploi. Ils sont basés en Allemagne et en Suisse puisque toutes les filiales sont en procédure de fermeture. De source interne, « aucune information n'émane des acquéreurs sur une éventuelle embauche de force commerciale pour recréer une structure dans les pays où sont présentes les filiales du groupe ».
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