Mobilité : les entreprises lèvent le pied en matière d'investissement
Mercredi 29 Octobre 2008
PricewaterhouseCoopers s'est penché sur l'utilisation des outils de mobilité au sein de l'entreprise et dresse un état des lieux du Bureau Mobile, ce concept censé amener davantage de flexibilité dans le travail et améliorer la productivité des entreprises.
Après un bel engouement au début des années 2000, les entreprises lèvent le pied en matière d'investissements en infrastructures de mobilité. Près de la moitié d'entre elles (47%) attendent en effet l'amélioration des solutions existantes. Et elles ne sont que 24% à prévoir le déploiement de nouvelles solutions dans l'année à venir et 18% sur le long terme. Les employés, qui sont les principaux prescripteurs de ces solutions, continuent de militer activité en faveur des outils de mobilité qui ne sont aujourd'hui plus seulement réservés aux dirigeants. Les cadres aussi sont devenus « mobiles » pour 69% des entreprises.
Pour la grande majorité d'entre elles (89%), c'est l'ordinateur portable qui constitue aujourd'hui l'outil de mobilité par excellence, suivi du téléphone portable (87%) et du PDA (51%). Des outils qui permettent d'accéder au Bureau Mobile (une reproduction exacte de l'environnement de travail physique dans l'univers mobile), aux applications de Messagerie et d'Agenda, ainsi qu'aux applications métiers et autres progiciels de gestion. La géolocalisation (32%) et le multimédia (34%) sont également utilisés, de manière plus marginale. Il est cependant étonnant de constater que les besoins réels de ceux qui utilisent ces outils de mobilité ne sont pas clairement identifiés par les entreprises et encore moins anticipés.
PricewaterhouseCoopers précise d'ailleurs que 31% des entreprises sondées n'ont pas mené d'étude de rentabilité sur ce type de projet, alors que généralement le retour sur investissement est un des critères majeurs dans leur prise de décision. Les choses devraient changer dans les années à venir, car les entreprises s'aperçoivent que malgré leurs équipements et les réseaux déployés (WiFi, VPN), leur utilisation reste limitée (en raison du coût d'accès à distance et de problèmes techniques) et inadaptée aux besoins réels des employés. Les entreprises entrent désormais d'une phase d'optimisation des usages, l'objectif étant pour elles de « segmenter les utilisateurs de solutions mobiles en fonctions de leurs besoins pour mieux identifier la valeur ajoutée de ces outils et optimiser leurs applications en fonction des besoins et des usages ». 
« L'adoption des solutions mobiles n'est pas sans risque. Certes, la plue value que représentent des collaborateurs toujours connectés est réelle, mais ces solutions exposent davantage l'entreprise à certains risques tels que le vol, l'interception ou le piratage d'informations. Une sensibilisation des utilisateurs à ces risques est nécessaire. L'enjeu pour les entreprises désormais est d'adopter une nouvelle approche en matière de mobilité, intégrant analyse des besoins, définition de la stratégie et des processus fonctionnels, critères technologique et économique, mais aussi gestion des risques et du bon usage des outils » explique Jean Christophe Saunière, associé de PricewaterhouseCoopers. 
En effet, les outils mobiles sont plus qu'une simple évolution technologique. « Ils participent à une transformation majeure de la société, guidée par la recherche de la flexibilité, du confort et des enjeux de développement durable ». Ils sont aussi la manifestation du pouvoir prescripteur du salarié, qui passe de simple utilisateur à consommateur averti. Enfin, cette mobilité donne aux entreprises davantage de flexibilité et offre aux collaborateur un meilleur confort de travail. Ce qui, du coup, devrait améliorer leur productivité. 
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