|
Une étude de CA/The mainframe Conundrum Où va l’écosystème du mainframe ?
Dimanche 23 Novembre 2008
Qui va remplacer les spécialistes mainframes qui partent à la retraite ? Comment migrer des applications vers les mainframes ou vice-versa ? Quelle perception les utilisateurs ont-ils des mainframes ? Autant de questions auxquelles l'étude réalisée par le cabinet TheInfo (TIP) commanditée par CA essaye d'apporter des éléments de réponses qui montre entre autres que 72% des exploitants spécialistes dans ces environnements sont éligibles pour partir en retraite. Les mainframes sont souvent présentés comme des dinosaures de l'informatique qui seraient en voie de disparition. De fait, des grands fournisseurs de ce type de mainframe, qui jusque dans les années 60 étaient les seules catégories de systèmes informatiques, ne subsistent qu'IBM et ses systèmes qui en sont en filiation directe des IBM 360 introduites en 1964, il y a donc 34 ans. Mais les oracles qui prévoyaient leur disparition, tout comme ils prévoyaient leur disparition du Cobol, en sont pour leur frais car les mainframes IBM sont là et bien vivant. L'activité mainframe est très dynamique et c'est celle qui a présenté les meilleurs résultats au troisième trimestre de l'exercice 2008. La vente de System z a augmenté de 25% pendant cette période par rapport à l'année précédente tout en offrant une augmentation de puissance cumulée de 49%. Globalement la vente de matériels a accusé une baisse de 7 % qui se décompose en augmentation du System p convergé de 7 %, une baisse de 18% pour les System x et de 82% pour les System i. Elle bénéficie d'un budget de R&D conséquent d'environ 1 milliard de dollars par an. Cela n'est pas un hasard tant l'activité mainframe est stratégique pour Big Blue. A l'occasion de l'annonce du z10EC, le cabinet Sanford C. Berstein estimait que l'activité autour des mainframes incluant les ventes de matériels, de logiciels et de services représentaient 25% du chiffre d'affaires 2007 et 50% des bénéfices. IBM fait état d'un portefeuille de 1600 clients ayant une puissance installée supérieure à 1000 Mips dont 300 supérieure à 10 000 Mips. Les mainframes démontrent désormais des qualités qui étaient passés au second plan pendant de longues années. Les mainframes sont nés dans les salles informatiques - ancêtres des data centers d'aujourd'hui - et avec l'idée de ressources rares et chères. La mini-informatique, dont Digital et ses PDP est un des pionniers, puis l'informatique distribuée qui a régné en maître à partir des années 90, a changé radicalement ce modèle en faisant croire que cette ressource était peu chère et quasi-infinie et qu'elle pouvait être installée près des utilisateurs et avec une infrastructure relativement légère. Avec la baisse régulière du coût des serveurs, on est entré dans l'ère de « une nouvelle application, nouveau serveur ». Le modèle client/serveur a poussé dans cette direction en œuvrant pour une répartition encore plus forte de la puissance informatique. Mais cette voie s'est transformée rapidement en impasse. Même si les DSI sont sensibilisés au TCO (Total Cost of Ownership), les DSI se sont peut trop laissés impressionnés par la baisse des prix des serveurs en oubliant un peu les coûts annexes dont certaines d'entre eux sont devenus de véritables problèmes, en particulier les coûts liés à la multiplicité des serveurs et leurs administrations. Sans parler du coût en électricité qui n'est pas toujours connus par les DSI car pris en charge la plupart du temps par les services généraux. 
Quel avenir pour les environnements mainframes ? Les environnements mainframes sont-ils amenés à se développer ou à se réduire ? L'enquête montre que c'est la première hypothèse qui devrait se vérifier. Dans les deux ans à venir, Plus de 2 sur 3, considèrent qu'il augmenteront à la fois équipes et équipements matériels et logiciels. 40% des DSI utilisant des mainframes déclarent qu'ils augmenteront leurs équipes et 35% leurs équipements matériels et logiciels de plus de 10%. Pour ce qui concerne la puissance exprimée traditionnellement en Mips, ils sont 53% à prévoir une augmentation de la puissance de traitement dans les deux ans à venir et 29% à un maintien de cette puissance. Et il y a clairement une dynamique autour des mainframes. La moitié des DSI garderont les applications existantes, 23 % prévoit de migrer des applications mises en œuvre sur des systèmes distribués vers des mainframes (dont 7% spécifiquement en environnement Linux). A l'inverse, ils ne sont que 4% à envisager dans les deux ans un mouvement inverse, c'est-à-dire une migration de leur application mainframe vers des systèmes distribués. Perte des compétences liées aux départs en retraite Une des grandes préoccupations des DSI qui utilisent des mainframes est l'imminence du départ à la retraite pour une grande partie des spécialistes de ces environnements. Quels sont les domaines qui sont les plus affectés par cette pénurie à venir de compétences ? Sécurité, stockage et optimisation de la charge (workload management) sont ceux qui sont les plus fréquemment cités. Pour les deux premiers, le savoir-faire et la compréhension des problèmes n'est pas réellement différente de ceux existants dans d'autres environnements, mais les outils sont différents. Et la charge de travail de ce type de spécialistes est telle qu'il est peu vraisemblablement de penser à ce que les spécialistes des environnements non mainframes aient du temps pour prendre en charge les environnements mainframes. L'optimisation de la charge liée au mainframe est très spécifique et les DSI considèrent sans ambiguïté qu'ils ont besoin de plus de support et d'outils. Quelles sont alors les parades possibles ? Les DSI envisagent trois actions possibles : Embaucher du personnel et les former, réduire le nombre de solutions utilisées permettant ainsi d'alléger le besoin en compétences et acquérir des outils facilitant l'administration et l'utilisation de ces matériels.
Les derniers articles mis en ligne
|
le 08/01/2009 à 13:02