Consultake plaide pour « l’informatique raisonnée »
Publié le Mardi 30 Mai 2006
La référence à l’agriculture raisonnée n’est pas fortuite : Laurent Chevet, fondateur et directeur de cette nouvelle société de conseil la revendique, soulignant que les principes de l’agriculture raisonnée peuvent parfaitement s’appliquer à l’informatique : une réflexion permanente sur l’organisation et les techniques appliquées, volonté de progrès, prise en compte de la rentabilité, respect de l’écosystème existant. Une vision qu’il décline en méthode pour proposer à une cible de PME une offre de conseil et d’accompagnement différente de celle des sociétés de conseil et des SSII.
Principes de bon sens
La méthode définie par Laurent Chevet comporte deux pistes. La première, explique le fonateur e Consultake, consiste à « prendre en compte de manière équilibrée les objectifs de chaque acteur – directions, utilisateurs, clients –, qui peuvent être divergents, dans le respect de l’environnement de l’entreprise : environnement économique, technique, organisationnel et culturel ». La deuxième est « un principe de bon sens : si l’entreprise a de bonnes pratiques en matière de sauvegarde, d’archivage de sécurité, il ne sert à rien de revenir dessus sous prétexte qu’il y a de nouvelles technologies : toutes les nouveautés ne sont pas bonnes à prendre ». Pour autant il ne faut pas « rejeter une technologie sous prétexte qu’elle est nouvelle ».
Laurent Chevet plaide donc pour la mise en pratique de ces principes de bon sens et souligne que « le conseil que l’on pratique n’est pas pur et dur. Il s’appuie sur l’expérience accumulée de gens de terrain. Nous souhaitons garder le contact avec la technique mais sommes passés du côté du conseil ». Conseil qui vise à « aider l’entreprise à améliorer son système d’information, à le faire évoluer en respectant son environnement technique, organisationnel et économique ».
Mission à la demande et offres packagées
Consultake intervient par exemple sur des missions de rationalisation des infrastructures : rationaliser l’archivage de messagerie, les serveurs en utilisant des technologies de virtualisation, l’opportunité de passer en téléphonie sur IP ; Laurent Chevet souligne en effet que le conseil ne se limite pas à l’informatique mais touche également la téléphonie et même l’audiovisuel. Pour éviter d’être considéré comme juge et partie à l’instar des SSII qui pratiquent du conseil, aucun partenariat avec les éditeurs ou les constructeurs n’est signé. Consultake n’intervient pas non plus dans la réalisation du projet, mais peut conseiller l’entreprise sur le choix des technologies et des prestataires.
Certaine de ces offres ont été packagées, par exemple PMI Diag, qui permet à une PMI de se faire accompagner pendant deux jours et demi par un consultant pour « mesurer le degré de cohérence entre sa stratégie et son organisation et son système d’information ». Autre offre de Consultake, une assistance ponctuelle aux DSI, conseil technique « on demand », cinq jour par an, utilisable en une fois, en cinq fois ou même par quart d’heure pour un conseil technique par exemple. Ou encore une prestation de DSI intérimaire, qui peut intervenir un à deux jours par mois dans une petite entreprise ne disposant pas de DSI.
« Le concept d’informatique raisonnée passe bien, remarque Laurent Chevet. Il intrigue ». Il est pratiqué depuis un an et demi en indépendant par Laurent Chevet, qui avait précédemment fondé Brainsoft au sein de Neurones, et Consultake, récemment créée compte trois personnes, avec pour objectif d’être cinq de plus en fin d’année et 10 de plus en 2007. Laurent Chevet compte déjà une dizaine de clients parmi lesquels le Medef, Natexis Private Equity ou Alliance 7 (organisation professionnelle de l'industrie alimentaire).
