L'impression en entreprise passée au peigne fin
Publié le Jeudi 15 Mai 2008
Ipsos et Lexmark dévoilent les résultats d'une étude réalisée auprès de 5 676 salariés dans 13 pays européens, portant sur les comportements et les habitudes en matière d'impression sur le lieu de travail.
Il en ressort que 90% d'entre eux avouent avoir pris conscience de l'impact écologique du gaspillage du papier en entreprise. 71% affirment même faire des efforts quotidiens afin de réduire le nombre de pages imprimées inutilement. Ce qui n'empêche malheureusement pas le nombre de pages imprimées par jour et par salarié de rester très élevé avec 31 pages en moyenne. Un nombre en très légère baisse par rapport à 2006.
En France, par exemple, on imprime aujourd'hui 3 pages de moins par jour et par salarié qu'en 2006. Et comme souvent, les salariés européens ont tendance à incriminer leurs collègues plutôt que de se remettre en question eux-mêmes. En France toujours, 60% des salariés estiment que sur leur lieu de travail on imprime trop, mais seulement 30% avouent faire de même.
L'étude montre par ailleurs que la majorité des salariés (62%) est prête à réduire ses impressions de 30% tout en restant productive. L'étude révèle également qu'une entreprise sur deux a mis en place récemment des changements en matière d'impression. Dans ce domaine, la Suède fait partie des pionniers avec l'affichage dans l'entreprise d'un code environnemental écrit connu de 78% des salariés. Dans la plupart des cas, ces changements ont consisté en « une incitation à imprimer moins » (dans 42% des entreprises européennes concernées), mais aussi en une « augmentation du nombre d'imprimantes multifonctions » (41%) ou encore en l'instauration de « l'impression en recto-verso par défaut » (29%). L'utilisation de dispositifs de restriction, comme une carte ou un code PIN, reste encore assez marginale (12%).
Enfin, près des deux tiers des salariés (62%) considèrent que les changements introduits leur ont permis d'être beaucoup (22%) ou un peu (40%) plus efficaces dans leur travail. 33% pensent, au contraire, que ces changements ont été sans effet. Seulement un tiers des salariés interrogés (33%) cautionne le statu quo et estime que les impressions ne posent aucun problème particulier. Une petite minorité (9%) estime qu'il serait trop coûteux de modifier les usages et/ou les matériels disponibles actuellement.
