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Marché des logiciels : les éditeurs français en phase de croissance
Lundi 4 Juillet 2011
Après une année 2009 marquée par une résistance à la crise, l'année 2010 aura été celle de la reprise pour les éditeurs de logiciels. Avec dans le top 10 : Dassault Systèmes, le poids lourd avec plus de 1,4 milliard d'euros de CA, suivi de loin par Cegedim, Murex, Cegid, Axway, Linedata Services, GFI Informatique, Sword, Avanquest et Esi Group. Les transformations du secteur ne sont pas sans incidence sur les taux de croissance et les valorisations des éditeurs, estime l'AFDEL et PWC, notamment lorsqu’ils se sont engagés dans le SAAS, qui par nature, sacrifie un peu de la croissance à court terme des ventes, mais en contrepartie offre une visibilité à moyen à long terme bien supérieure aux modèles classiques. A noter : le top trois français des éditeurs de logiciels de loisirs réalise un CA équivalent au top 100 des éditeurs de logiciels B to B.
La reprise est vigoureuse certes (+13,8%), mais inégale. Car cette croissance du marché est conditionnée par trois facteurs :
. les acquisitions, certains ont eu les moyens de poursuivre leur stratégie de croissance externe pendant la crise,
. le positionnement de l’offre par rapport aux cycles économiques qui peut induire une reprise anticipée ou retardée,
. la pertinence des produits par rapports aux grandes tendances de fonds du secteur (le cloud computing et le SAAS, la mobilité et la consumérisation des technologies). 
Pour autant, la structure générale du secteur reste la même, avec une forte concentration des entreprises de taille moyenne et un foisonnement de petites structures souvent innovantes. Signalons par exemple que le principal acteur pèse 34% du marché et que 58 entreprises du top 100 réalisent un chiffre d’affaires logiciels inférieur ou égal à 15 millions d’euros. "Cette stabilité renforce la difficulté pour les éditeurs à acquérir une taille critique, permettant de rentabiliser les efforts de R&D et des cycles de ventes souvent longs et complexes" signalent les auteurs du Top 100 des éditeurs français 2011.
La croissance passe aussi nécessairement par une internationalisation, qui peut être difficile et coûteuse à gérer en pratique. "Les transformations du secteur ne sont pas sans incidence sur les taux de croissance et les valorisations des éditeurs, notamment lorsqu’ils se sont engagés dans le SAAS, qui par nature, sacrifie un peu de la croissance à court terme des ventes, mais en contrepartie offre une visibilité à moyen à long terme bien supérieure aux modèles classiques" conclut Pierre Marty, associé PwC.   
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