Jeudi 24 Juillet 2014

Wikileaks pointe du doigt la surveillance exercée par les états sur Internet

Jeudi 1 Décembre 2011
Un nouveau secteur est la cible des attaques de Wikileaks, celui de la surveillance et de l'interception des communications. Pesant plusieurs milliards de dollars, il est apparu aux yeux du grand public lorsque les citoyens ont renversé les dictatures en place en Egypte et en Libye. Sont alors apparues au grand jours des sociétés telles Gamma (UK), Amesys (France), VAStech (Afrique du Sud) ou ZTE (Chine) qui enregistraient toutes les conversation au téléphone et les mouvements sur Internet.

On dirait un mauvais film, mais les systèmes d’interception de masse, fabriqués par des entreprises occidentales et utilisés également contre les « opposants politiques », sont aujourd’hui une réalité. Ce 1er décembre, Wikileaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse. Les dossiers du « monde sous surveillance » de WikiLeaks vont plus loin que de simples « bons pays occidentaux » exportant leur technologie à « de mauvais pays en développement ». Les sociétés occidentales vendent aussi un vaste catalogue d’équipements de surveillance aux agences de renseignement occidentales.OWNI s'en fait l'écho pour la France. 287 documents sont d'ores et déjà disponibles sur le site de Wikileaks.

Certaines sociétés se chargeaient de fabriquer des virus de type Trojans capables de prendre le contrôle des PC personnels et des téléphones (y compris les iPhones, les Blackberry et les modèles Android). WikiLeaks cite ainsi SS8 (USA), Hacking Team (Italie), Vupen (France). D'autres outils et d'autres sociétés citées par le site collaborent avec les militaires pour créer des outils d’analyse de la voix. Ils identifient les individus en déterminant leur genre, leur âge, leur niveau de stress et les suivent ainsi grâce à leurs « empreintes vocales ». Blue Coat, aux USA, et Ipoque, en Allemagne, vendent des outils aux gouvernements de pays comme la Chine et l’Iran pour empêcher que les dissidents ne se fédèrent via Internet. Trovicor, une filiale de Nokia Siemens Networks, a fourni au gouvernement de Bahrein des technologies d’écoute qui ont permis de pister le défenseur des droits de l’homme Abdul Ghani Al Khanjar.

Pour visualiser ces sociétés sur une carte du monde, utilisez l’outil suivant :



En France, huit sociétés seraient concernées : Alcatel, Qosmos, Thales, Aqsacom, Amesys (Bull), Scan & target, Septier et Vupen.
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