Mercredi 24 Mai 2017

Avec No More Ransom, le monde organise la lutte contre les ransomwares

Mercredi 21 Décembre 2016
Les ransomwares ont été les vedettes de 2016, aussi bien pour les entreprises que le grand public. Les attaques ciblant les entreprises ont, en effet, triplé depuis le début de l'année. Il s'en produirait une toutes les 40 secondes et une entreprise sur cinq dans le monde serait touchée. Pour les consommateurs, c'est encore pire, avec une attaque toutes les 10 secondes. Il était donc temps d'agir ! 

Check Point a donc rejoint le projet mondial No More Ransom, lancé au cours de l'été dernier par la police néerlandaise, Europol et des fournisseurs de solutions de cybersécurité (Intel Security, Kaspersky Lab, etc.). L'objectif ? Renforcer la coopération entre les services de police et le secteur privé afin de lutter ensemble contre les logiciels rançonneurs. Ses membres comprennent désormais des services de police de 22 pays à travers l'Europe, ainsi que la Commission européenne et des entreprises spécialisées dans la cybersécurité.

Sur le portail www.nomoreransom.org, des informations détaillées sont disponibles, expliquant ce que sont les ransomwares et comment s'en prémunir. Elles précisent surtout comment les victimes d'attaques peuvent accéder à un ensemble d'outils gratuits pour les aider à débloquer et déchiffrer des appareils rendus inutilisables par différentes variantes de logiciels rançonneurs. Au titre de partenaire associé, l'outil Jigsaw Decryptor de Check Point, figure sur le site aux côtés de 32 autres outils de déchiffrement.

D'autres spécialistes de la cyber-sécurité ont depuis rejoint le programme dont Bitdefender, Emsisoft, AON, Armor, ESET, G-Data Software, s21Sec ou encore Trend Micro en qualité de partenaires associés. En conséquence, de nouveaux outils de décryptage ont été ajoutés sur le site, aux côtés de ceux déjà mis gratuitement à la disposition des victimes. Près de 6 000 utilisateurs ont à ce jour décrypté avec succès leurs fichiers sans avoir à verser de rançon.

Rappelons qu'en février, un hôpital d'Hollywood a été obligé de payer l'équivalent de plus de 16 000 euros en bitcoins pour rétablir le fonctionnement de ses systèmes à la suite d'une attaque. Pendant le week-end de Thanksgiving, un logiciel rançonneur a frappé le métro Muni de San Francisco, obligeant son exploitant à fournir des trajets gratuits au public. Un logiciel malveillant s'est également propagé à des fichiers images malveillants sur Facebook et LinkedIn.


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